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Une critique presse/radio

"Une agitation lourde comme un orage me fait piger que tout va commencer.

Silence on tourne, pesante attente. Voilà qu’un gars arrive avec une guitare. Concert alors ? Tiens la guitare n’est pas comme les autres, huit cordes ça fait beaucoup pour deux mains.

Un tabouret qui s’enjambe, le silence et puis comme un vent qui sort du ventre de la bête. Au début j’ai pas vraiment compris, peut-être gouré de salle, gouré d’endroit. Peut-être qu’ailleurs on donne mon film ou ma pièce.

Puis l’autre arrive, le comédien. Grand sur ses pattes large d’épaule, la voix qui porte. Son pantalon est noir, sa chemise violine, le style est sobre comme son jeu. Et la magie opère.

C’est bien mon texte, c’est bien mon Giono, mais comme pour de vrai, direct comme la vie. Y’avait le grand costaud qui me disait l’histoire, qui me contait l’Elzéard Bouffier. Y tordait les mots comme un maréchal ferrant façonne le métal. De l’acier brut y sortait un bijou... Puis le musico me disait le vent et plantait ses arbres à coup de graine de musique. J’étais pris dans le tourbillon. Comme un gamin dans une veillée… Comme un gosse qui fait rôtir son maïs au feu de bois. Tu vois, c’était super comme une histoire qu’on se raconte dans le manque de lumière. La guitare du musicien était doublé parfois de sa voix… Un simple murmure, comme un souffle… Comme le vent dans les arbres. Comme le vent qui chante sur les rochers, en haut, dans la montagne. C’était comme du cristal, comme une source fraiche glissant sur les galets. C’était beau. Et tu vois ses arbres, je les voyais. J’étais dedans sa forêt, comme aspiré par le récit. Ca durait pas des heures, ça durait le temps d’un bonheur. Comme une chanson qui nous prend la tête comme un poème qui nous envoute.

Y’avait pas d’images, y’avait pas de lumières spéciales, y’avait un texte et deux talents qui nous disait que quand c’est beau et bien fait, ben ça ressemble à ça. C’était magique au point qu’une fois fini, les gens étaient si pris qu’ils en oubliaient de dire merci en claquant des mains. Comme grogi. P’têtre bien qui z’attendaient autre chose et qu’ils ont eu ce p’tit miracle en échange.

Des fois le bonheur c’est si grand que ça nous laisse silencieux. Tu vas m’dire comment c’était par rapport au film ? Ben tu sais maintenant, moi, la question j’me la pose à l’envers"

 

Lionel Rolland  Né le 4 juin 1967, à Villeurbanne, il est autodidacte, et débute comme

guitariste électrique de Blues et de Rock à 11 ans.

À 15 ans, il découvre la guitare acoustique (flamenco et classique) ainsi que les Musiques Indienne et Arabe.

Premières compositions instrumentales (concerts, travail en studio) en petites formations ;-“Canal swing” , et

“Masero”. Puis, en 1998, de plus en plus attiré par les musiques du monde, il créé le groupe“Bodhi”, Lionel

compose, chante, joue des percussions (Gatham, Dholak) et des cordes (guitare, oud).

Les créations actuelles : - "Le son du bois" en solo (oud, guitares 6 et 8 cordes), et "Orties", composé de 3

musiciens et un peintre.

Quelques scènes :

"Le Chat Noir" à Genève, Festival "La Cantarana (Italie), Festival de

Guitare de Villeurbanne, Festival "La Pamparina à Thiers, Le Sentier des

Halles (Paris), Festival "Les Temps Chauds (2005 et 2006 ,Ain), Festival

"D'un monde à l'autre" (Auditorium de Lyon), Festival 2008 "FIL" , Rio

(Brésil)...

Quelques disques :

- "Masero", 1996, "Épices" 1998 et"Le vent" 2001 (Bodhi), Le titre

"Moukhéchar" pour le disque "Naïs Touké (l'autre distribution,

2006), "Le son du bois" (solo) 2007.

l'homme qui plantait des arbres
© 2010